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Armée. La guerre du Mali racontée par l’un de ses chefs

Ce n’est pas encore du niveau des « Mémoires de guerre », du général De Gaulle. Toutefois, le général Bernard Barrera, qui commandait la composante terrestre de l’opération Serval, soit 4.000 hommes, raconte avec vivacité dans ses « Notes de guerre » sa guerre au Mali, un pays grand comme deux fois la France, de janvier à mai 2013. 

Et cela jusqu’à ce que le dispositif Barkhane, commandé de N’Djaména, se substitue à ce raid éclair, l’un des plus importants depuis la guerre d’Algérie, comme le rappelle en préambule de l’ouvrage le général Bentegeat qui fut chef d’état-major particulier de Jacques Chirac, avant de prendre la tête des armées. Barrera connaissait bien l’Afrique, puisqu’il avait participé à l’opération Épervier, en 2004, au Tchad, puis à Licorne de 2005, en Côte-d’Ivoire.

Ce Saint-Cyrien, promu il y a un an général de division, décrit les manoeuvres de l’armée française sous 52º C pour pénétrer le sanctuaire du jihadisme, dans le massif des Ifoghas. Les combats se termineront presque au corps à corps, dans les grottes, avec des jihadistes aguerris, le plus souvent organisés en katibas d’une centaine d’hommes, sillonnant la bande sahelo-saharienne et qui seront démantelées les unes après les autres.

Le soutien massif de l’artillerie, de l’aviation, de tactiques d’encerclement a permis d’éviter l’imbrication des combattants et de ne faire que quatre morts contre plus de 800 du côté des terroristes. Sans oublier 100 à 200 liquidations ultérieures par les forces spéciales, grâce au dispositif Barkhane, qui oblige désormais ceux qui tenaient le nord du Mali à se terrer.

Un exploit humain et technique, d’autant qu’au début des opérations d’infiltration, parfois même en kayak, seulement 15 % de la logistique était arrivée sur place. Au risque d’épuiser les troupes et le matériel, dont 20 % semblent désormais irrécupérables. Une telle célérité fit l’objet de commentaires louangeurs des Américains.

Mais le renfort des soldats tchadiens ne fut pas négligeable. Une guerre des sables qui fleure l’épopée coloniale, mais se poursuit aujourd’hui au Moyen-Orient comme sur le sol français. Certes, ce récit est aussi celui d’un homme en service commandé à la DICoD (Service de presse des Armées), dont il est devenu le directeur adjoint. Tout comme le livre de l’historien Jean-Christophe Notin, tout aussi proche de l’hôtel de Brienne. Au-delà de la parole officielle, il y a un vrai livre d’enquête à écrire.

Source Le Télégramme

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