Le gouvernement du Mali vient d’opposer une fin de non-recevoir à la dernière proposition du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui accepte l’organisation de la présidentielle à Kidal, mais sans les militaires maliens.
Sur les antennes de RFI, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, a jugé « irrecevable » l’offre faite par les anciens alliés des jihadistes. Ce qui constitue une flagrante dissension avec la France dont le président, François Hollande, avait été le premier à avancer cette piste pour régler ce qu’on est en droit d’appeler le cas de Kidal.
« Irrecevable ! L’armée malienne sera présente partout. Nous ne pouvons pas accepter que – quelle que soit la légitimité – ce groupe-là puisse décréter que l’armée nationale n’a pas sa place sur une partie du territoire national. Nous pensons aujourd’hui, plus que jamais, qu’il est temps que le MNLA redevienne un groupe politique normal, s’ils en ont la capacité et s’ils ont le fonds de commerce nécessaire pour cela ».
Telle est la réplique réservée par le gouvernement par la voix du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, à la dernière proposition du MNLA, un retour des civils, mais pas des militaires maliens à Kidal.
Au micro de RFI, Tiéman Hubert Coulibaly s’indigne à ces termes : « Mais comment peut-on dire que l’armée malienne ne pose pas ‘ses godasses’ – passez-moi l’expression – sur une partie du territoire du Mali ? Qui sont-ils pour dire ça ? Nous avons la main tendue. Elle continue à être tendue et ouverte ! Et il est hors de question que ces gens-là imposent un quelconque diktat à l’armée malienne ! »
Apparemment, ce n’est pas tout à fait la position de Paris, qui verrait d’un assez bon œil cette solution en deux temps. En effet, si Pour François Hollande, le scrutin devra avoir lieu partout, y compris dans ces zones, il écarte pour l’instant un retour de l’armée malienne à Kidal. « Ces élections doivent se tenir sur tout le territoire malien. J’insiste bien : sur tout le territoire malien. Aucune fraction du Mali ne doit être privée de la possibilité d’organiser le scrutin », a-t-il affirmé.
« Nous devons faire en sorte que l’administration malienne civile puisse être installée partout pour l’organisation de ces élections. La France, à travers sa présence militaire, et d’autres armées, y contribueront », a-t-il ajouté.
Il paraît ainsi clairement que Bamako et Paris ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde même si le ministre Coulibaly prétend que « ce n’est pas ce que Paris lui a dit ». Attendons de voir ce que tout cela va donner.
Source : L’Indicateur du renouveau du 27.05.2013 (Abdoulaye Diakité
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